Avec le temps, j’ai compris que certaines personnes ne nous quittent pas. Elles cessent d’être visibles, mais elles continuent d’exister ailleurs, différemment.
Dans mon répertoire, certains morceaux sont nés de cette sensation.
Nara.
Vera.
Des musiques qui m’ont aidé à traverser le deuil, non pas en le niant, mais en lui donnant une forme supportable. Une forme qui permet de continuer.
Quand je compose pour quelqu’un qui n’est plus là, je ne pense pas à l’absence. Je pense à ce qui reste. À son monde intérieur, à ce qu’il ou elle portait de calme, de lumière, de profondeur.
Perdre un proche est une douleur immense. Parfois je me dis que je ne voudrais plus m’attacher, tant la disparition de quelqu’un que l’on aime peut faire mal.
Heureusement, la musique console. Elle redonne envie d’aimer.
Pour mon prochain album, un morceau s’intitule Your Inner World.
C’est un hommage, mais surtout, c’est une manière de garder pour toujours cette personne près de moi. Je me suis concentré sur l’idée que le monde intérieur d’une personne aimée ne disparaît pas avec elle. Il continue d’exister, paisible, presque angélique, à l’abri du temps.
Jouer du piano, pour moi, a toujours été une manière de m’adresser à l’invisible. À ceux qui ne sont plus là physiquement, mais qui continuent de vivre dans les émotions, dans la mémoire, dans les vibrations.
Sur scène, dans le silence entre deux notes, je les sens parfois très proches. Comme si la musique ouvrait un espace où la vie et la mort cessent de s’opposer. Un espace où l’on peut encore se retrouver.
Si certaines musiques vous accompagnent dans des moments de perte, alors elles ont rempli leur rôle. Elles deviennent un lieu sûr, un refuge.
J’aime croire que tant que la musique existe, rien ne disparaît vraiment.
Sincerely,
Sofiane Pamart
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Merci pour ces mots. Qui résonnent tellement. J'ai accompagné ma maman a la maison jusqu'à la fin.de.sa vie .Elle avait été institutrice et elle aimait transmettre. Sa plus grande passion, la musique et le piano qu'elle a enseigné a de nombreux enfants tout au long de sa vie. Lors de sa dernière soirée, elle était sous sédation, et pour l'accompagner, je lui ai fait écouter votre album LETTER et notamment LOVE. Je m'autorise a penser qu'elle l'entendait. Elle est partie lendemain matin et depuis ce morceau m'accompagne.
Oui, tant que la musique existe, la votre ou celles qu'elle jouait ou écoutait, elle vis encore a travers ces sons.
C'est tout à fait vrai, avec mes enfants nous parlons très souvent de leur père depuis 10 ans qu'il nous a quitté pour un monde meilleur j'espère 🙏🏻